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Déstresser les neurones après un AVC
L’unique première cause de handicap et deuxième cause de mortalité que l’on retrouve chez toutes les populations est l’accident vasculaire cérébral (AVC). La moitié des 16 millions de victimes d’AVC dans le monde sont restées handicapées car leur flux sanguin cérébral s’est interrompu, privant les neurones de l’oxygène et du glucose dont ils ont un besoin vital. Le poids sanitaire et économique de ces accidents sur la société est considérable. En sachant cela, il est surprenant qu’un seul traitement n’existe pour traiter les caillots de sang à l’origine de la plupart des AVC ischémiques et que celui-ci ne soit adapté qu’à 5 à 8 % des patients. Appelée tPA, cette substance naturellement produite par le corps a des caractéristiques complexes et présente des effets tantôt bénéfiques, tantôt nocifs, selon sa dose, sa forme et les paramètres généraux spécifiques au patient. D’un autre côté, la mort de cellules cérébrales associée à l’AVC est connue pour emprunter de très nombreuses voies différentes. Benoît Roussel entend partir de cet acquis pour comprendre précisément l’une de ces chaînes d’événements moléculaires. Cela pourrait ouvrir la voie au développement de nouveaux traitements empruntant le même chemin pour sauver les cellules cérébrales.
Ses résultats préliminaires sont à la fois surprenants et prometteurs. Il explique que lors d’un AVC, les cellules privées d’énergie répondent par du stress cellulaire. Si ce stress dure trop longtemps, il déclenche le programme de mort cellulaire. Le docteur Roussel s’est alors demandé quel rôle pouvait jouer le traitement tPA dans ce scénario spécifique, peu étudié jusqu’ici. Afin de simuler les conditions de l’AVC, il a cultivé des neurones de souris dans une chambre sans oxygène et les a privés de glucose, puis observé leur réaction lorsqu’il ajoutait le tPA. Il a découvert que le médicament pouvait réduire la réaction de stress cellulaire qui aurait sinon été fatale aux cellules. Il ne reste plus aujourd’hui à Benoit Roussel qu’à découvrir les mécanismes à l’origine de ce phénomène. Différentes étapes de ce mécanisme sont des cibles potentielles pour de nouveaux traitements. Leurs actions seraient très précises et pourraient réduire le stress cellulaire provoqué par un AVC en évitant potentiellement les effets indésirables du tPA. A une époque où la population mondiale vieillit, augmentant les risques associés aux AVC, proposer davantage de choix de traitement représenterait une avancée plus que nécessaire.
Ses résultats préliminaires sont à la fois surprenants et prometteurs. Il explique que lors d’un AVC, les cellules privées d’énergie répondent par du stress cellulaire. Si ce stress dure trop longtemps, il déclenche le programme de mort cellulaire. Le docteur Roussel s’est alors demandé quel rôle pouvait jouer le traitement tPA dans ce scénario spécifique, peu étudié jusqu’ici. Afin de simuler les conditions de l’AVC, il a cultivé des neurones de souris dans une chambre sans oxygène et les a privés de glucose, puis observé leur réaction lorsqu’il ajoutait le tPA. Il a découvert que le médicament pouvait réduire la réaction de stress cellulaire qui aurait sinon été fatale aux cellules. Il ne reste plus aujourd’hui à Benoit Roussel qu’à découvrir les mécanismes à l’origine de ce phénomène. Différentes étapes de ce mécanisme sont des cibles potentielles pour de nouveaux traitements. Leurs actions seraient très précises et pourraient réduire le stress cellulaire provoqué par un AVC en évitant potentiellement les effets indésirables du tPA. A une époque où la population mondiale vieillit, augmentant les risques associés aux AVC, proposer davantage de choix de traitement représenterait une avancée plus que nécessaire.
Titre scientifique : La neuroserpine et la voie du stress du réticulum endoplasmique : deux façons d’étudier les effets de tPA dans l’ischémie cérébrale
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Benoît
ROUSSEL
Institution
Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale
Neurosciences and Psychiatry Institute
Country
France
Nationality
French
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