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Ph.D
France
Risque sismique et de tsunami dans le Chili septentrional
Amaya Fuenzalida cherche donc à mieux évaluer les risques sismiques dans son pays d’origine. Elle consacre une partie de son projet au Chili septentrional, où le dernier tremblement de terre géant a eu lieu en 1877, engendrant l’un des tsunamis les plus dévastateurs de l’histoire. Depuis lors, de l’énergie s’est accumulée en raison de la convergence des plaques. Le séisme de Tocopilla en 2007 en a libéré une partie, mais d’après les experts, le pire reste à venir !
Pour évaluer les risques sismiques actuels dans le nord du Chili, Amaya Fuenzalida avait d’abord besoin de collecter tous les renseignements relatifs à l’événement de Tocopilla en 2007... Par chance, une quantité inouïe de données de grande qualité étaient disponibles. En effet, le tremblement de terre de Tocopilla a été enregistré par un vaste réseau de suivi mis en place par des institutions françaises, allemandes et chiliennes lors d’un projet collaboratif. La chercheuse essaie par ailleurs d’évaluer les effets potentiels d’un événement similaire à celui de 1877, notamment le risque d’un tsunami s’étendant le long du Pacifique.
En parallèle, Amaya Fuenzalida étudie le tremblement de terre de Maule, qui a eu lieu pendant sa thèse en 2010 dans le sud du Chili. Elle a recueilli des données sur le terrain concernant les répliques du séisme, et s’emploie aujourd'hui à les analyser. Les mégaséismes chiliens peuvent occasionner de nombreuses victimes et avoir un coût économique important. En 1985, un tremblement de terre dans le centre du pays s’est traduit par une baisse de près de 2 % du PNB. L’étude d’Amays Fuenzalida devrait aider les autorités nationales à atténuer les risques sismiques, et contribuer à réduire les conséquences néfastes des tremblements de terre.
Pouvez-vous décrire brièvement votre projet de recherche ?
Ma thèse porte sur l'une des zones sismiques les plus actives de la planète : le Chili. Ce pays se trouve dans la zone de subduction entre la plaque Sud-Américaine et la plaque de Nazca, deux plaques qui se rapprochent avec une vitesse de l’ordre de 7 cm par an. Cette convergence produit une accumulation d’efforts sur plusieurs dizaines d’années : l’énergie accumulée se libère au moment d’un séisme d’une manière très rapide et puissante, capable de produire d’énormes dégâts comme on vient de le voir dans le tremblement de terre du 27 février 2010 près de la ville de Concepción avec une magnitude de 8,8 (le plus fort connu au Chili depuis 1960, ce dernier étant le plus important jamais enregistré par la science).
Qu’est-ce qu’un gap sismique ?
Nous appelons un gap sismique une zone qui pendant son histoire a connu des séismes importants, montrant ainsi qu’elle est une zone active, mais qui n’a pas rompu depuis longtemps. Au Chili, les deux gaps sismiques sont le Gap du Nord entre la ville d’Arica et la péninsule de Mejillones, et le Gap du Sud, qui vient de rompre entre la ville de Valparaiso et la péninsule d’Arauco.
Quels sont les perspectives à long terme de votre recherche ?
Une fois les analyses de données effectuées, on connaitra plus en détail l’ensemble du processus de rupture et de la distribution des répliques, ainsi on pourra commencer à évaluer le potentiel de risque sismique dans cette région. Ces nouvelles connaissances nous seront des plus utiles pour aborder ensuite les risques du Gap du Nord, tant pour un tremblement de terre que pour un éventuel tsunami afin de donner plus de ressources aux campagnes d’alerte et aux procédures gouvernementales pour prévenir ces catastrophes naturelles.
Le Chili, leader mondial des mégaséismes
Can you describe your research project?
My thesis is based on the study of one of the most seismically active zones in the world: Chile. The country is located in the subduction zone between the South American Plate and the Nazca Plate, two plates which are moving towards each other at a rate of around 7 cm per year. This convergence produces a build-up of pressure over several decades: the accumulated energy can be released very quickly and powerfully, and can cause enormous damage, as we have just seen in the 8.8-magnitude earthquake of 27 February 2010 near the city of Concepción (the strongest to hit Chile since 1960, when the country suffered the most powerful earthquake ever recorded).
What is a seismic gap?
A seismic gap is an area which has produced significant seismic activity in the past and so is known to be an active zone, but which has not ruptured in a long time. In Chile, the two seismic gaps are the “Northern Gap”, between the town of Arica and the Mejillones Peninsula, and the “Southern Gap”, which has just ruptured, between the town of Valparaiso and the Arauco Peninsula.
What are the long-term prospects for your research?
Once we have analysed the data, we will know more about the rupture process and the distribution of the aftershocks, and will then be able to start assessing the potential seismic risk in the region. This new information will also be particularly helpful in addressing the risks of the “Northern Gap”, as much for earthquakes as for tsunamis, so that more resources can be allocated to natural disaster warning systems and government procedures.
To add or modify information on this page, please contact us at the following address: community.research@axa.com
Amaya
FUENZALIDA-VELASCO
Institution
Ecole Normale Supérieure
Pays
France
Nationalité
Chilean
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